
« Plus qu’une programmation, Onze Bouge est un état d’esprit… » Depuis 1997 le festival Onze Bouge offre un lieu de croisement culturel autour de la danse, du théâtre, de la musique, du cinéma et des arts de la rue. Il propose gratuitement à plus de 30.000 spectateurs curieux et ouverts, des voyages artistiques inattendus, et invite à la rencontre d’auteurs et d’artistes encore méconnus. La démocratisation culturelle Pour le festival, faire partager la culture par le plus grand nombre et en particulier par les publics qui n’y ont pas accès naturellement passe par la gratuité des spectacles et l’éducation des publics. On comprend donc bien que la gratuité ne fera pas venir les spectateurs non captifs au départ. Elle est intéressante quand l’envie est déjà existante mais que le porte-monnaie est souffrant.
Depuis 13 ans le festival travaille dans ce sens : une programmation originale et de qualité pour les plus jeunes, une diversité de genres artistiques en passant par des plateaux d’humoristes, des slameurs, de la danse contemporaine, du théâtre forum, du jazz, de la chanson française … De plus, venir assister aux spectacles du festival passe par un acte volontaire : le public est tenu de venir retirer ses places au « Kiosque Onze », installé devant la Mairie du XIème de Paris, deux jours avant la représentation désirée. Des débats, rencontres, ateliers, des adaptations de spectacles mettent également le spectateur au centre de l’action. En 2006 Lucie.B, photographe-poète de la Cie Sans Paradis Fixe, a photographié au hasard de ses rencontres des passants de l’arrondissement, du sans-abri au boucher, de la pervenche au fleuriste, pour donner vie, en fin de festival, à une exposition exceptionnelle des acteurs de l’arrondissement.
Défendre la création artistique en danse, théâtre, cinéma, musique, et arts de la rue Dès les premiers jours, la volonté de l’équipe des programmateurs a été de privilégier la création artistique, en programmant de jeunes artistes dont c’est le premier projet ou des compagnies confirmées qui proposent leur dernière création. En se positionnant comme une interface entre les artistes, le public et les professionnels (producteurs, presse, promoteurs de spectacles, agents…), le festival contribue à la diffusion de spectacles en offrant une vitrine parisienne à des artistes de qualités. Les artistes programmés sont rémunérés (contrats de cession ou cachets artistiques), les droits d’auteurs sont redistribués (SACEM, SACD, SPEDIDAM…). Depuis 1997, les directeurs des salles ont su apprécier le travail et l’engagement de l’équipe de Onze Bouge et au fil des années, ils se sont révélés de plus en plus nombreux à soutenir l’événement. Le festival ne loue pas les salles de spectacles qu’il fédère, mais paie les forces vives du lieu, lorsqu’il l’investit le temps d’une soirée (ouvreurs, service de sécurité, régisseurs …).
Merci donc aux salles : le Batacan, le Palais des Glaces, le Réservoir, le Théâtre Déjazet, le Théâtre de la Bastille, la Maison des Métallos, la Java, l’Aktéon Théâtre, le Satellit’ Café, La Bellevilloise, l’Espace Olympe de Gouges, le Nouveau Casino …